Un étudiant dépense en moyenne 900 à 1 200 € par mois en France. À Angers et au Mans, on s'en sort avec moins qu'à Paris, mais la maîtrise du budget reste un défi quotidien. Voici des repères concrets et une méthode qui tient sur la durée.
Voici un exemple réaliste de budget pour un étudiant vivant seul dans un studio à Angers ou au Mans, hors aides déduites. À adapter évidemment selon votre situation personnelle (parents qui complètent, job étudiant, colocation, vie chez les parents, etc.).
À ce total s'ajoutent les dépenses annuelles : droits d'inscription (175 € pour une licence, 250 € pour un master, gratuit si boursier), CVEC (103 €, gratuit si boursier), assurance habitation (80 à 120 € / an), livres et matériel (100 à 300 € / an selon la filière).
C'est le mois le plus coûteux de l'année : dépôt de garantie (1 à 2 mois de loyer), premier loyer, droits d'inscription, CVEC, équipement (PC si besoin), assurance habitation, fournitures. Budget à prévoir : 1 500 à 2 500 € selon la situation. Certains y font face avec le prêt étudiant garanti par l'État (disponible dans la plupart des banques, à taux préférentiel) ou les aides d'urgence du CROUS.
Manger pour 200 € par mois est possible en cuisinant soi-même, en évitant les plats préparés et en profitant du Restau U du CROUS : un repas complet à 3,30 € (et même 1 € pour les boursiers et étudiants en difficulté, depuis 2020). Les Restau U d'Angers (Belle-Beille, Saint-Serge) et du Mans (campus Ribay) servent plus de 8 000 repas par jour.
Les abonnements étudiants sont très avantageux dans les deux métropoles. Irigo à Angers propose un forfait annuel à environ 220 € pour les moins de 26 ans, avec paiement fractionné en 10 mensualités. SETRAM au Mans offre un tarif annuel jeune autour de 180 €. Vélo en libre-service : VéloCité à Angers (25 € / an pour les -26 ans), MisterGo au Mans.
Si vous êtes en difficulté malgré vos efforts, plusieurs ressources locales existent avant que la situation ne devienne critique : l'assistante sociale du CROUS (gratuite, confidentielle), l'épicerie solidaire AGORAé (gérée par la FAGE, présente à Angers et Nantes), les Restos du cœur qui accueillent aussi les étudiants, le Secours populaire. Des aides ponctuelles jusqu'à plusieurs centaines d'euros peuvent être débloquées en quelques jours en cas d'urgence.
L'idéal est 30 à 50 € par mois sur un livret A, comme "matelas" pour les imprévus (réparation, déplacement urgent, santé). Même une petite somme régulière vaut mieux qu'un effort ponctuel.
Oui si votre budget ne tient pas ou si vous voulez plus d'autonomie, mais pas plus de 10 à 12 h / semaine la première année pour ne pas sacrifier vos études. 15 à 20 h peuvent être gérables à partir de la 2e année selon votre organisation.
Juridiquement, oui : l'obligation alimentaire continue tant que l'enfant fait des études et n'est pas autonome financièrement. En pratique, beaucoup de parents participent au loyer, à la mutuelle ou au forfait mobile.
Pour un échelon 5 à 7 cumulé avec l'APL et une chambre CROUS, oui, c'est possible en faisant attention. Pour les échelons 0 bis à 3, un complément (parents, job) reste nécessaire.
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