Le master est le diplôme universitaire de référence au niveau bac+5. Il se décline en masters recherche, masters professionnels, masters en alternance et masters spécialisés (MSc) en école. Voici comment naviguer entre ces parcours.
Le master est un diplôme de niveau bac+5 qui se prépare en 2 ans après une licence ou un diplôme équivalent (bachelor reconnu, diplôme d'ingénieur en cours, admissions parallèles). Il est aujourd'hui l'un des diplômes les plus demandés sur le marché du travail, notamment dans les métiers cadres : un master est souvent la porte d'entrée pour un poste de responsable, d'ingénieur, de chef de projet ou de cadre intermédiaire.
En France, il existe plus de 5 000 parcours de master répartis entre universités, écoles d'ingénieurs et écoles de commerce. Tous ne se valent pas en termes de reconnaissance et d'insertion, d'où l'importance de bien choisir son orientation dès l'entrée en M1.
Le master se décompose en deux années : le M1 (première année) et le M2 (deuxième année). Depuis 2017, l'admission en master se fait principalement à l'entrée du M1, via la plateforme Mon Master (monmaster.gouv.fr), qui centralise toutes les candidatures universitaires. Le passage M1→M2 est en général automatique si le M1 est validé, même si certaines formations très sélectives maintiennent un tri supplémentaire à l'entrée du M2.
Les cours combinent enseignements théoriques, ateliers, projets et stages. Le M2 se conclut généralement par un mémoire de recherche ou un mémoire professionnel, selon le parcours choisi, et un stage long (4 à 6 mois) qui représente une étape décisive pour la future insertion professionnelle.
Avant 2015, la distinction était formelle : master « recherche » ou master « professionnel ». Elle a été supprimée dans les textes, mais elle subsiste dans la pratique. Concrètement :
Depuis la réforme de 2017, l'admission en M1 se fait via la plateforme Mon Master, qui centralise toutes les candidatures universitaires entre février et mars. Chaque formation établit ses propres critères : résultats en licence, cohérence du projet, motivation, parfois tests ou entretiens. Le nombre de places est limité et certains masters sont très sélectifs (particulièrement en droit, psychologie, management international).
Attention : si vous n'êtes pas admis en M1, la loi vous garantit un « droit à la poursuite d'études » : les rectorats peuvent vous proposer une formation dans une autre université, pas forcément dans votre spécialité préférée. D'où l'importance de bien diversifier vos candidatures.
L'Université d'Angers propose plus de 80 parcours de master, répartis entre ses 7 UFR : droit-économie-gestion, sciences, santé, lettres-langues-sciences humaines, ESTHUA (tourisme, culture, sport), sciences de la vie et de l'environnement. Les masters les plus demandés incluent le droit des affaires, l'ingénierie du tourisme, la psychologie, les sciences végétales, et les métiers du numérique.
Le Mans Université propose environ 60 parcours de master, avec des domaines d'excellence en acoustique, mathématiques, gestion, droit public et lettres. Certaines spécialités sont uniques en région Pays de la Loire, notamment en acoustique (l'une des meilleures formations françaises du domaine, adossée au Laboratoire d'Acoustique du Mans).
L'alternance en master s'est massivement développée ces dernières années. Elle concerne aujourd'hui plus de 30 % des étudiants en M2 professionnel. Vous êtes alors à la fois étudiant et salarié, avec un rythme classique de 2 jours fac / 3 jours entreprise, ou 1 semaine / 1 semaine. L'entreprise prend en charge vos frais de scolarité, et vous percevez une rémunération entre 800 et 1 800 € selon votre âge et le contrat signé.
L'alternance en master est particulièrement valorisée par les recruteurs : elle prouve que vous êtes capable de conjuguer rigueur académique et performance opérationnelle, ce qui est rare à ce niveau de diplôme.
Après un master, trois voies principales s'ouvrent : l'entrée directe sur le marché du travail (la grande majorité), la poursuite en doctorat (pour ceux qui visent la recherche ou l'enseignement supérieur), ou la reprise d'un deuxième cursus complémentaire, notamment un MBA ou un MSc dans un autre domaine. L'insertion à 6 mois des titulaires de master tourne autour de 85 % tous domaines confondus, avec un salaire d'embauche moyen compris entre 28 000 et 40 000 € annuels selon les secteurs.
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